mercredi 14 mai 2008

Once a bee

Une abeille butine sur mon luminaire
Je m’effraie de voir ce petit être

Elle se cogne, voltige dans mon appartement
La basse résonne à mes oreilles
Son bourdonnement m’angoisse

Va t-elle mourir?
J’ouvre ma fenêtre
Elle ne trouve pas le chemin.

Trois abeilles enfilées ces deux derniers mois
A travers ma fenêre en espagnolette
C’est la quatrième.

Mon gobelet plastique orange dans la main,
Je les enferme
Je me dirige vers ma fenêtre
La paume de la main se ferme
Sur mon gobelet
D’un mouvement vif, je les libère.

La deuxième tombe à pic
Eperdue ,
La première virevolte
Tant bien que mal
Zig zag zig buzz

jeudi 27 mars 2008

Un manque à mon âme

A moi sans m’aime
A ton âme qui me manque
Un manqu’âmement

Je guette des instants
Une lueur à travers ma solitude

Suis-je desirable?
Suis-je adorable?
Suis-je estimable?

Suis-je paresseusement sentimentale ?

Enlacée dans un méandre romantique
Mon corps se noue,
Je me désagrège dans un orgasme serein

Une nourriture spirituelle au creux de mon coeur
Saurais-je t'accueillir ?

samedi 22 mars 2008

Ilha Grande

Miroir aqueux
Le trouble s’évapore d’une senteur
Anodine

La louange délicieuse
D’un archipel
Paumé

La vélocité de l’eau
Rythmique marine
S’ignore d’une pensée

Une onde d’eau cérébrale
S’oublie dans un paysage
Verdoyant

Pour une lagune étendue
D’amour
Douleur viscérale
D’un autre toi

Le flux de chaleur
Exothermique
Émet une carence exsangue
D’oxygène

Un fourmillement
Sanguin,
La carence saline
Me câline

Une promesse présente
Amoureuse,
Se confine
Dans des grains de papaye

Ilha Grande,
Paradis marin
D’une jungle montagneuse,

Ton âme lavée
Dans un lagon turquoise,
Mon désir s’équilibre

Trois mois au Brésil,
Braise Ilha,
Brasilia ardente.

dimanche 16 mars 2008

Mato

La rue deserte
D’ici peu de temps, elle sera pleine

Les nuages,
S'Agregent de particules solidaires

Ouro Preto,
La pleine lune

Othon Palace,
La rue Alfonso Pena

Chacara sucupira
La casa de Dona Dega

Le vent evanescent bourdonne
Au creux de mes oreilles

La guitare de Caetano
Les cris de Mike
Le sourire timide de Maria

Les museaux de Duna et Tigrao,
Au creux de ma paume

Les deux chiots mordillent mes doigts

Le soleil couchant oranger
Les arbres secs vert olive du mato

Je médite sous l'arbre ce silence propice

A bandeira do Brasil
Le povo brasileiro sambe,
La pagode des festas brasileiras

Ma liberté s'épanouit

vendredi 14 mars 2008

Diluvienne

Envergure patînée d’une heure morose
La tactilité d’une effluve de bonheur
Pudeur de l’autre à dire
Je suis et je t’aime

Un rire nerveux se décape avec transparence
Il choisit une politesse pour une oraison funèbre
Le cloac de senteurs se diffuse

La promesse illusoire d’un renouveau
L' imaginaire d’une jeunesse écorchée
Je me complais de trucages fantaisistes
Aléas de rencontres insignifiantes

L'horizon se scinde
Les lueurs amicales d’une aube colorée
Un prémice d’un enthousiasme factice

Je perméabilise son âme desséchée
Calculs mesquins à ricochet
Traduction plausible d’une violence amère

Il craque, plaintif,
Ses orteils
La pluie ne cesse,
Diluvienne

Chapitre clos sur un univers en déconfiture
Il a le mal de vivre en mer
Peur d’une impasse sans lampadaire

dimanche 9 mars 2008

Briande

I feel going and sleeping on the sand,
Hot stones…
Ashes laying, disappear with the flow
Of an undetermined element,
Infinite breath,
Mistral,
Consume, come on.

Swallow and take a deep breath
Stop this stupid game with yourself
Repeating limits, eternity.
What a crazy human thought

Floatting with the wind, stars
Human need ,
Bricks, red ones
Boiled with your own
Bloody building emotions

Look at you girl ? What ?
Listen to this strenght,
This warness through your body
Acute look through the night
What ! eat or hit the answer ?

No passing by,
Get to the front,
Enter in the Water.

Spirituel

Une figuration d’ensembles indivisibles
Sommaire aléatoire d’un paradoxe limité
Je profane mon avenir spirituel
L' ascète déserte sa croyance

Métamorphose

Amicalement autre
Passage arrimé à l’envers
D’une âme de décor

La glace de mes yeux dégouline de larmes éperdues
J'émets une peur enfantine
Gravats légendaires,
D’un coeur en automne

dimanche 2 mars 2008

Chacara Sucupira

Un message d’amour et d’amitié
Deux aigles s'envolent
Un faucon capturé aux ailes peintes en jaunes

Oranges célestes,
Le sol se jonche de boules lumineuses
Dont le goût sucré font craquer tous mes os du dos

J'étends mes muscles engourdis

Floraison, genèse d’une arrogance juvénile
Les chiens se couchent dans la poussière argileuse
Assomés par le soleil
Tels des rois dans la steppe aride

Amicalement endolorie par les poils du chien argentin
Qui au loin fixe sa garde

jeudi 28 février 2008

Quai Saint Bernard

L’amour s’écueille d’une livraision tardive
Un noctambule en mésaventure,
Le cabotinage ne s’espace pas

Deux parisiens luisent sous la lune
Quai St Bernard,
La Seine écoute leurs coeurs battants,
Paresseusement somnolante

mercredi 27 février 2008

Morocco

8: 3O, pi aime,
Heure marocaine
Aterrissage houleux sur la piste
Mon coeur se soulève,
Blast de rire nerveux.

En écran de veille mémorielle,
Cette succession de catastrophes aériennes

Cramponnés à nos sièges,
Les ongles se crispent dans l’appui-tête avant,

Un aléa du hasard